Face à un espace vide
Les jours se sont fondus les uns dans les autres, chacun soulignant encore plus le silence de la maison, tandis que les rires, les disputes et le bruit habituel disparaissaient. L’absence d’Alex se faisait sentir dans tous les coins ; le son de sa musique, ses blagues et même ses plaintes me manquaient. Vivre dans cette nouvelle immobilité était quelque chose que je n’étais pas prête à accepter, et à chaque écho de silence, je promettais silencieusement de trouver un moyen de revenir au chaos familier, au rythme de vie que nous avions partagé autrefois.

Face à un espace vide
S’enterrer dans le travail
Je me suis jeté dans le travail pour tenter de conjurer la solitude grandissante. Les projets s’empilaient sur mon bureau comme des forteresses improvisées, chaque dossier n’offrant qu’une distraction temporaire. Malgré ma fatigue, le bourdonnement constant des tâches agissait comme un tampon contre le silence qui dominait la maison. Malgré cela, dans les moments plus calmes, mes pensées revenaient inévitablement à Alex, le privant de tout sentiment de paix. Les mains occupées ne pouvaient que repousser la douleur de mon cœur pour un temps, offrant un remède qui, au fond, n’était que temporaire.

Enterré au travail

